Castelbrac Hotel & Spa
On dort à quelques mètres de l'eau, sur la falaise qui domine la baie de...
Dinard se lit d'abord à ses façades. Entre les villas de la promenade du Clair de Lune et les toits pointus qui dominent la baie, la station a gardé la silhouette que lui ont donnée ses premiers estivants britanniques. Les Alizés appartient à cette famille de bâtiments : construit en 1907, il figure au patrimoine remarquable de la ville, et il occupe l'un des angles les plus utiles du centre, la place Newquay, ainsi nommée d'après la ville jumelle de Cornouailles. On y entre de plain-pied depuis le trottoir, on ressort face au centre culturel. Vingt chambres seulement, une maison tenue à taille humaine, rien qui cherche à impressionner.
Trois choses. Le bâtiment d'abord : une adresse reconnue au patrimoine local, ce n'est pas si courant dans une station où beaucoup d'enseignes se logent dans des immeubles sans histoire. L'échelle ensuite : vingt chambres décorées une à une, ce qui interdit l'effet couloir et permet à la maison de reconnaître ses habitués. Le petit-déjeuner enfin, préparé sur place, yaourts et gâteaux compris, avec des confitures artisanales et des produits bio et locaux ; c'est le détail qui sépare une maison d'un simple hébergement. Ajoutez le label Accueil Vélo et une cour qui sert de parking, deux services que l'on cherche longtemps à Dinard.
La place Newquay est le point d'équilibre de Dinard. Le centre culturel est en face ; le casino et la plage de l'Écluse se rejoignent en une dizaine de minutes à pied, comme la plage du Prieuré au sud et celle de Saint-Énogat à l'ouest. Les commerces et les restaurants du centre sont dans les rues voisines, ce qui règle la question du dîner sans reprendre la voiture. Saint-Malo se rejoint en une dizaine de minutes, Dinan est à une vingtaine de kilomètres et le Mont-Saint-Michel à trois quarts d'heure. L'adresse est en ville et non sur la digue : on entend la station, pas les vagues.
Prix : milieu de gamme
Ambiance : balnéaire, familiale, sans esbroufe
Chambres : vingt, décorées individuellement, jusqu'à quatre personnes
Pour qui : week-ends à deux sans voiture, familles, cyclistes en itinérance
Ce que nous préférons : les yaourts et les gâteaux préparés le matin même, servis au buffet
Table : pas de restaurant, mais un petit-déjeuner buffet maison, bio et local, avec fromages et charcuteries
Équipements : parking en cour, label Accueil Vélo, coin bureau dans les chambres, configurations familiales
À proximité : centre culturel (en face), plage de l'Écluse et casino (dix minutes à pied), plage du Prieuré, plage de Saint-Énogat, Saint-Malo (dix minutes), Dinan (vingt kilomètres)
La maison traite chaque chambre comme une pièce à part, avec ses papiers, ses tissus et ses meubles : d'un séjour à l'autre, on ne dort pas dans le même décor. Les salles de bains ont été refaites en douches à l'italienne, les configurations montent jusqu'à quatre couchages pour les familles, et chaque chambre dispose d'un bureau, ce qui n'est pas si fréquent dans une adresse de cette taille. Vingt clés, cela veut aussi dire un hall que l'on traverse sans faire la queue et une équipe qui reconnaît les visages au bout de deux jours.
C'est le moment que la maison soigne le plus. Le buffet réunit des yaourts et des gâteaux préparés sur place, des confitures artisanales, des viennoiseries et des pains, des céréales, des fromages français et de la charcuterie, une part des produits venant de l'agriculture biologique et de producteurs des environs. On le prend dans la salle du rez-de-chaussée avant de partir vers la plage ou vers le marché. La démarche environnementale de l'adresse tient au même fil : éclairage basse consommation, produits d'entretien écologiques, approvisionnement de proximité.
L'arrivée se fait à partir de seize heures et jusqu'à vingt et une heures, le départ jusqu'à onze heures : prévenez la maison si votre train ou votre traversée vous fait arriver plus tard. Le parking tient dans une cour, il est donc compté, et se demande au moment de la réservation. Les animaux ne sont pas acceptés. La maison n'est pas aménagée pour les personnes à mobilité réduite, ce que sa structure de 1907 explique en partie. Enfin, l'équipe parle français et anglais, ce qui reste utile dans une station qui doit beaucoup à ses visiteurs britanniques.